Un avis plus qu’inattendu… !

La plupart d’entre vous le savent : mon roman « Le Dernier Train » est inspiré d’une chanson du même titre qui est interprétée par Fabrice Mauss.

L’année où j’ai doublé ma 1e année en bibliothéconomie, je me sentais tellement mal que je lui ai adressé des lettres fictives pour lui faire part de ce qu’il représente pour moi et lui raconter ma vie, me libérer de ces choses qui m’étouffaient. Pour vous faire comprendre ce que ce chanteur est à mes yeux, voici un extrait de la dernière lettre :

Merci de m’avoir accompagnée durant cette année scolaire. Tu ne l’as pas choisi, tu ne connais pas mon existence mais c’est pas grave. Tes chansons m’aident beaucoup, enfin t’écouter m’aide beaucoup à me sentir mieux et à extérioriser mes émotions et t’écrire ces lettres m’ont énormément aidée à accepter la réalité, à avancer dans ma petite vie et à mettre des mots, un terme, à mes débats intérieurs. Alors vraiment, merci pour tout ! ♥

J’aimerais ajouter que lors de mon enterrement, j’exige que l’on mette ta chanson « Au paradis » à l’église. Je la veux vraiment. Pour mon dernier envol et… parce que tu es un chanteur important pour moi. Je me retrouve vraiment dans ce que tu dis.

J’ai enfin trouvé le courage, les couilles, les ovaires, tout ce que vous voulez, pour lui parler EN VRAI. Bon, quand je dis en vrai, c’est sur Facebook. Il a un compte où il accepte ses fans comme amis. Je lui avais fait part de ce que sa musique me procure et je lui ai glissé que j’avais publié mon premier roman grâce à lui. Voilà, je le disais juste comme ça, pour qu’il comprenne à quel point il est important pour moi. Je n’attendais vraiment rien de plus.

Hier matin, je me réveille, un peu malade, déterminée à bosser mon rapport de stage et un travail de groupe. Mon nouveau téléphone vibre dans mes mains et je reconnais la photo de Fabrice. « Olàlà, il me parle de lui-même ! Il engage la conversation ! Que se passe-t-il ?! ». Et voilà ce que j’ai pu lire :

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Sans parvenir à y croire, j’ai couru en bas pour le montrer à mes parents. J’étais en larmes ! Ce Dieu de la poésie me félicitait ! Je l’ai remercié, sans vraiment savoir quoi lui dire. Puis il m’a dit : « Il n’est pas si courant d’avoir une amie auteure, et quand en plus elle a du talent ! Impossible de ne pas le saluer. » SON AMIE ! SON AMIE !

Encore aujourd’hui, je n’en reviens pas. Je suis tellement dans les vapes avec mon mal de tête que j’ai l’impression que ce n’est qu’un rêve. Pourtant, la conversation est sur mon Facebook personnel, et j’ai cette capture d’écran qui me le rappelle !

Depuis hier, j’ai l’impression d’avoir reçu le prix Goncourt ou le Nobel ! Je peux arrêter ma carrière là, j’ai fait ma vie hier ! J’ai l’impression d’avoir réussi ma vie…

Voilà, fallait que je raconte cette histoire encore une fois… !

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Un premier échange

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Ce soir, j’aimerais vous parler de ma petite vie d’auteur qui prend forme peu à peu. Pour ceux qui ne le savent pas encore, mon premier roman est sorti au mois d’avril. Pour l’instant, il reçoit des avis assez positifs, ce qui me donne envie d’y croire.

C’est en entamant mes études de bibliothécaire-documentaliste que j’ai constaté que j’aimais beaucoup échanger avec les usagers par rapport à leurs emprunts ou autres. C’est ainsi que je me suis dit, en publiant ce premier roman, que j’aimerais aussi établir une connexion entre mes lecteurs et moi. C’est également venu quand j’ai compris quel était mon « style », mon type de public. J’ai réalisé que je parlais de sujets sensibles et que les gens pourraient peut-être se reconnaître dans ce que je dis. Et c’est vraiment de cette manière que l’envie d’échanger est apparue concrètement. Espérer secrètement qu’un lecteur vous envoie un message pour vous dire qu’il a un souci ou qu’il a vécu ça aussi.

L’échange a tout d’abord commencé par cette question posée par des gens que je ne connais absolument pas : « Est-ce une autobiographie ? Êtes-vous vraiment partie et fait tout ça ? ». Ces gens avaient ressenti le vécu à travers le roman et chaque fois qu’on m’en fait la remarque, ça m’épate ! Je n’aurais jamais cru que, même sans le spécifier, les gens déduiraient cela d’eux-mêmes.

Ce soir, j’ai eu droit à un premier échange du genre. C’est assez surprenant parce que ça m’était déjà arrivé en étant lectrice moi-même, de vouloir échanger avec un auteur, notamment avec Amélie Nothomb mais je ne lui ai jamais rien envoyé. En revanche, adolescente, j’avais envoyé mon ressenti à Christian Grenier qui m’avait très aimablement répondu ! Alors me retrouver à la place de ces auteurs… ça m’a fait bizarre.

La personne en question, je la connais très vaguement. Nous étions à la même école l’an dernier mais nous nous parlions peu. Après m’avoir donné son ressenti par rapport au roman, il s’est mis à me parler de tout et de rien. Puis il a constaté que c’était le roman qui lui avait donné le sentiment que je pouvais être une personne à l’écoute pour lui. Et de fil en aiguille, il s’est un tout petit rien confié, il a un peu lâché prise en parlant de choses et d’autres qui le tracassaient.

Et franchement, c’était plaisant. Ça me fait tout drôle de savoir qu’un roman, le mien qui plus est, lui ait donné envie de me parler de la sorte !

Bref. Samedi j’ai une séance de dédicaces. Ça me fait tout drôle de dire ça ! Ce sera ma première séance. Je vais signer mon roman en plusieurs exemplaires pour des personnes que je ne connais pas ! J’ai le sentiment d’être une mini star, ça fait bizarre !

Ne croyez pas que je me vante, j’ai bien conscience de mon petit statut d’auteure belge de patelin perdu encore inconnue, et je ne pense pas que mon roman va devenir un bestseller ou un classique. Et je ne me prends pas non plus pour une célébrité ! Mais voilà : ça me fait un peu bizarre de vivre tout ça mais j’aime bien !

New York Melody – John Carney

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Synopsis : Gretta et son petit ami viennent de débarquer à NYC. La ville est d’autant plus magique pour les deux anglais qu’on leur propose de venir y vivre pleinement leur passion : la musique. Le rêve va se briser et l’idylle voler en éclat quand, aveuglé par la gloire naissante, il va la plaquer pour une carrière solo et… une attachée de presse. 
Ses valises prêtes et son billet de retour pour Londres en poche, elle décide de passer une dernière nuit à New York avec son meilleur pote. Ce dernier l’emmène dans un pub, la pousse sur scène et la force à chanter. Dans la salle un producteur s’adonne à sa plus dangereuse passion : l’alcool. Revenu de tout, du succès et de sa gloire passée, amer, rancunier, il a perdu le fil de sa vie,… Et soudain il entend cette voix, découvre cette grâce, ce talent brut et authentique… Une rencontre enchantée qui pourrait finir en chansons… [Allocine]

J’ai tout d’abord connu « Once », du même réalisateur (critique à venir prochainement). Ce film m’avait tellement plu qu’en surfant au hasard sur Internet, j’ai trouvé cet autre film !

On découvre les deux personnages lors de leur rencontre au pub, puis on suit le pourquoi du comment ils en sont arrivés là. Gretta écrit des chansons, son petit ami les chante. Au fil des jours, des enregistrements, des tournées, il a fini par attraper la grosse tête et tromper Gretta (ce qu’elle comprend en écoutant une de ses compositions).

Dan, quant à lui, a monté une boite de production à partir de rien avec son meilleur ami d’enfance. Dépressif, il finit par perdre son travail. Et lorsqu’il découvre Gretta, il sait qu’il peut en faire quelque chose. Ces deux-là vont monter un groupe et créer un album à partir de rien…

Ce film traite du conflit « musique d’auteur », « musique de production ». Comme évoqué dans le film, une ballade peut être transformée en un tube à succès. Les deux protagonistes vivent de leur passion, peu importe si ça les mène à quelque chose ou non. Si vous pensez qu’ils vont finir ensemble, comme on pourrait le penser de manière logique, je ne dirai rien et laisserai le film vous surprendre !

Keira Knightley a une voix super douce dont on ne se lasse pas, le film est plat et simple mais ça fait du bien !

Si vous voulez un aperçu, voici ma chanson préférée du film.

Cher Steevy – Lettre 11

Cher Steevy,

Les choses sont en train de bouger ! En pleine période d’examens de passage (bon ça va, j’en ai que 3), c’est pas vraiment le top, mais bon ! Je gère…

Que se passe-t-il ? Alors :

  • Ma sœur m’a créé un compte Instagram : j’ai une petite centaine d’abonnés, 2 personnes m’ont contactée pour que je leur envoie le livre afin d’en faire une critique,
  • J’ai découvert par hasard sur les pages/groupes promotions Facebook qu’une fille avait créé un site pour présenter des auteurs édités à compte d’auteur donc je me suis présentée et elle m’a mise dessus. Elle a établi un partenariat avec jevendsmonlivre.com qui va nous référencer sur tout plein de plateformes, ainsi qu’avec une auteure/éditrice/blogueuse qui va réaliser une interview de chacun et nous mettre en contact avec les médias !

Niveau avancement personnel, rien ne change. J’attends d’avoir un beau communiqué de presse pour pouvoir contacter les journaux locaux, je dois encore faire une petite visite à la librairie de Leuze pour savoir si tout se passe bien et définir une date pour la séance de dédicaces.

Donc voilà, ça bouge lentement mais sûrement ! J’ai moins peur, je commence à prendre confiance.

A bientôt,

Amélie

Cher Steevy – Lettre 10

Cher Steevy,

Voilà bientôt 4 mois que mon roman est en vente. Les choses avancent très lentement mais sûrement. J’en ai vendu 36 (d’après le site d’Edilivre) : 33 versions papier et 3 versions en ligne.

Il est assez bien reçu ! Voici quelques avis :

« Ce premier roman de l’auteur est très agréable à lire. On a envie d’aller tout de suite à la fin pour connaître le dénouement de l’histoire. Lindsay quitte tout, sa famille et ses amis, en ne gardant juste qu’un contact. Elle s’installe dans un nouvel endroit et fait des rencontres qui feront peut-être changer le cours de son histoire. A conseiller comme lecture de l’été, à la plage, en voyage ……… ou à tout autre moment et endroit. »

« J’ai enfin lu ton roman ! Franchement, j’ai beaucoup aimé ; c’est très frais, très simple. Ça fait du bien ^^ Et la façon dont les personnages livrent leurs confidences est très touchante. »

« Bonjour Amélie,

J’ai beaucoup aimé votre livre, commencé hier soir et achevé ce matin. C’était très plaisant à lire et j’avais envie de savoir la fin. Heureusement ça se termine bien. Je le fais circuler à l’intérieur de la maison communale. »

« J’ai trouvé les sujets traités intéressants : le deuil, la fuite dans l’espoir d’un renouveau, le sentiment de solitude que connaissent des tas d’adolescents et de jeunes adultes, les premières amours et leur devenir. J’ai été sensible aux lieux, aux plages belges. J’ai aimé m’y balader. Le début est d’ailleurs assez addictif : la jeune femme saute dans un train direction une nouvelle vie. Elle s’installe dans un studio, trouve un travail de serveuse, repousse les avances d’un jeune homme pas très fin…les péripéties s’enchaînent pour le plus grand bonheur des lecteurs. Puis, place à l’amour et aux combats intérieurs de l’héroïne qui au fil des pages s’atténuent.

J’avoue néanmoins que je suis un peu restée sur ma faim. Que va-t-il se passer pour cette jeune femme ? Réussira-t-elle à faire table rase du passé et à se tourner vers l’avenir ? Les dernières pages et l’espoir dont fait preuve Mathias laissent présager que ça pourrait être le cas. Mais aucune certitude à ce sujet. Le lecteur peut seulement spéculer, formuler quelques hypothèses.

Une suite Amélie ?! »

« Le dernier train est un livre qui se lit très vite, c’est une histoire vraiment sympathique. On se pose énormément de questions. L’intrigue est très bien menée. La plume de l’auteur est addictive, pas un seul moment d’ennui. On passe du rire aux larmes. C’est une très belle histoire que je conseille de lire. »

La libraire de Leuze a commandé quelques exemplaires et m’a même proposé une séance de dédicaces !

Il a été emprunté 3 fois à la bibliothèque d’Eghezée, j’en ai eu un retour ce matin. La femme est maman et a bien aimé, bien que le public initial soit jeune. Elle n’a juste pas apprécié le fait que parfois le personnage s’adresse au lecteur.

Je l’ai vue deux fois, cette lectrice, et elle m’a fait un peu rire. Elle m’avait demandé pourquoi j’avais soudainement eu envie d’écrire alors que… ça fait 17 ans que l’écriture est une passion. Puis elle m’a présentée à sa fille en lui disant que j’étais l’auteure (ça m’a fait tellement bizarre d’entendre ça !) et que pour une fois « c’est une jeune qui écrit ». Genre y’a que des vieux qui font ça… Je suis pas la seule fille de 24 ans à écrire, d’autres écrivains sont même plus jeunes que moi ! L’autre jour, j’ai vu qu’une fillette de 9 ans avait publié son premier guide de recettes. Christopher Paolini a été édité vers 19 ans. Bref…

Enfin voilà. Je ne suis pas vraiment concentrée sur mon roman. Après sa sortie, j’ai eu des travaux, mes examens à passer. Le mois de juillet est passé vite… J’ai bossé un peu pour mon TFE, je travaille à la bibliothèque d’Eghezée 2 jours par semaine, je suis partie 4 jours à La Haye.

Faut dire aussi que je nie un peu ce roman. Genre baby blues… Cette histoire est tellement personnelle… et ce qui est dingue c’est que les gens le ressentent et me demandent s’il y a bien des éléments autobiographiques dedans ! C’est fou… !

Un truc qui m’a énervée, c’était chez ma tante. Je venais d’arriver et elle m’a appelée Lindsay. Sur le coup, j’ai pas compris pourquoi elle m’appelait comme ça (oups, c’est vrai, j’ai écrit un roman !). Je ne connais pas de Lindsay, à part Lindsay Lohan et je comprenais pas le rapport. Mais bon, c’est revenu en quelques secondes. Puis on a parlé de ma sœur qui a pas mal d’examens à repasser, que je devrais la motiver. Et là, ma tante a fait comme si elle savait tout de ma vie parce qu’elle avait lu un roman que j’avais écrit. « Ta soeur est la personne la plus importante dans ta vie, on le sait, c’est dans ton roman ». Peut-être bien, mais y’a plein de gens qui me sont importants que je ne peux pas leur donner un ordre bien défini.

Enfin voilà. Le roman est en stand by. L’année qui arrive, ce sera sûrement toujours le cas puisque je serai concentrée sur mon TFE et mon diplôme. On verra bien plus tard !

A bientôt,

Amélie

Cher Steevy – Lettre 9

Cher Steevy,

Huit livres vendus depuis la semaine dernière mais le temps qu’ils impriment et que les gens reçoivent, je n’en ai eu encore aucun retour.

Par contre, j’avais pas pensé à l’envers du décors. A ceux qui viennent te critiquer juste pour le plaisir. J’ai vécu ça hier et aujourd’hui.

Je suis dans un piètre état. Il s’est attaqué sur mon talent (que je trouve déjà merdique mais alors depuis son passage, c’est pire), et même sur mes sentiments envers mon petit ami !

Mes yeux sont les chutes du Niagara depuis hier soir.

Je vais regarder « Ballerina » pour la 3e  fois. Je suis tombée amoureuse de ce dessin animé !

Bonne soirée,

Amélie